Une bulle immobilière ? Non mais restons vigilants

Posté le 22 novembre 2013 à 11 h 12 min par odestre Commentaires fermés sur Une bulle immobilière ? Non mais restons vigilants

Conscient de l’augmentation des crédits hypothécaires et soucieux de la sonnette d’alarme tirée par Luc Coene, Gouverneur de la BNB, j’ai interpellé le Gouvernement sur la question de l’existence d’une bulle immobilière en  Belgique et sur l’endettement des ménages en séance plénière de la Chambre, ce jeudi 21 novembre.

De nos jours, acquérir son logement est devenu primordial car au jour de la pension, la propriété immobilière constitue un filet de sécurité important contre la précarisation. Or, il est un fait que les crédits immobiliers augmentent et que le salaire ne suffit plus à lui seul à payer les emprunts. Les Belges sont donc contraints de s’endetter à très long terme via des crédits hypothécaires à plus de 30 ans.

 Dans le même temps, d’après l’analyse de certains organismes internationaux tels que le FMI , les prix de l’immobilier grimpent et seraient surévalués dans une fourchette allant de 20% à 50%.

La conjonction de ces deux facteurs est susceptible de donner naissance à une bulle immobilière. C’est pourquoi j’ai interpellé le Gouvernement sur le sujet.

Ce dernier m’a apporté une réponse satisfaisante puisqu’il affine l’analyse en précisant qu’il est logique que le volume des dettes hypothécaires soit en moyenne plus élevé en Belgique que dans les autres Etats de la Zone Euro dans la mesure où 70% des Belges sont propriétaires de leur logement contre 60% dans le reste de la zone euro.

Par ailleurs, si ce volume est élevé, le patrimoine net des Belges l’est tout autant et est d’ailleurs estimé à 830 milliards d’euros. En outre le Gouvernement a souligné toute l’importance du rôle des prêteurs et leur responsabilité en matière de crédit.

En revanche, il ressort de la réponse du Gouvernement que le nombre de crédits hypothécaires arriérés non régularisés s’accroit de 6,2% cette année ; le taux global restant cependant faible (1,1%).

C’est pourquoi j’estime que même si la bulle immobilière n’est pas une réalité, il convient de rester attentif aux paramètres qui pourraient l’engendrer.

J’ai donc appelé le Gouvernement à la plus grande vigilance en rappelant que la crise financière mondiale résultait d’une bulle immobilière aux Etats-Unis.

A titre personnel, il me semble important de contrôler la durée des crédits car lorsque les contrats s’étalent dans la durée, un appel d’air qui favorise la surévaluation de l’immobilier  d’une part et le surendettement d’autre part, est créé.

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