STIB: le MR présente son projet de contrat de gestion

Posté le 10 novembre 2011 à 13 h 38 min par Erica Commentaires fermés sur STIB: le MR présente son projet de contrat de gestion

Belga

Mis en ligne le 08/11/2011

Une note préliminaire au projet de contrat de gestion – l’actuel vient à échéance fin décembre – identifie 1,8 milliard d’euros à trouver pour respecter les objectifs de développement du réseau bruxellois de métro, de trams et de bus, selon Vincent De Wolf, chef de groupe MR au parlement bruxellois.

Le MR bruxellois a proposé mardi de recourir à l’épargne privée pour aider à financer la STIB et d’interdire de réseau les responsables d’actes de violence grave, parmi diverses mesures du prochain contrat de gestion.

Le financement actuel « est insuffisant pour faire face au boom démographique, au trafic des navetteurs, à la réduction de la présence de la voiture envisagée dans le plan de stationnement », a-t-il relevé. Le MR relance dès lors la piste des partenariats public-privé (PPP) chère à Alain Flausch, le patron démissionnaire de la STIB, en appelle au soutien de la Banque européenne d’investissement (BEI) et à la coopération d’une société d’investissements.

Il propose aussi de recourir à l’épargne populaire, au travers de l’émission de bons ou obligations à taux d’intérêt garanti. En ces temps de crise de confiance envers les banques, « les gens ne savent plus où placer leur argent », relève Vincent De Wolf, sans toutefois citer de projections budgétaires. Au niveau sécuritaire, le MR propose notamment d’interdire l’usage du réseau aux personnes prises en flagrant délit de violence grave. La difficulté de faire respecter une telle interdiction sur le terrain doit être mise à l’étude, selon M. De Wolf.

Les réformateurs insistent pour que les amendes administratives soient appliquées plus systématiquement – la moyenne actuelle est de deux amendes par an et par agent, selon le MR – et le recouvrement amélioré. Ils souhaitent que les projets de prolongation du métro aillent au-delà de Schaerbeek, jusque Neder-Over-Hembeek, au nord de Bruxelles, où les constructions immobilières se multiplient.

La députée régionale Françoise Schepmans (MR) réclame aussi l’accélération du projet de dépôt de trams Marconi (Forest) et un nouveau projet de dépôt sur Jette.

Elle plaide pour un service minimum obligatoire en cas de grève, un renforcement plus rapide de l’offre de transports publics en cas de pic de pollution et une politique plus active d’amendes administratives pour la salubrité des stations.

Les réformateurs restent amers des épisodes politiques ayant mené à la démission d’Alain Flausch, en partance pour l’Union internationale des transports publics (UITP) après onze ans à la tête de la STIB.

Alors que les candidats à sa succession se positionnent, Vincent De Wolf a vivement critiqué l’actuel vice-président du conseil d’administration de la STIB, Ridouane Chahid, qui aujourd’hui « dicte » la politique de la société au nom du PS. « J’ai peur que M. Chahid devienne le patron ; il faut pour ce poste un passé de connaissance du transport public », a-t-il lancé.

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