Service minimum: une protection pour les usagers

Posté le 18 novembre 2013 à 9 h 26 min par odestre Commentaires fermés sur Service minimum: une protection pour les usagers

J’entends souvent les mêmes critiques de la part des détracteurs du service minimum. Il serait une atteinte au droit de grève et serait inapplicable.

Soyons clairs : j’ai toujours respecté le droit de grève qui est un élément primordial de nos acquis sociaux, de la liberté de chacun et qui doit être protégé à ce titre.

Toutefois, je suis également pour la défense du droit au travail. Ces deux droits sont équivalents et l’un ne doit pas primer sur l’autre. Or lorsque par exemple la SNCB ou les TEC font grève, ils paralysent tout le pays et engendrent à la fois une perte pour les entreprises mais également pour les travailleurs qui sont pourtant extérieurs au conflit. À titre d’exemple, l’impact de la grève générale du 30 janvier 2012 est estimé entre 600 et 800 millions d’euros pour l’économie du pays

En outre, et c’est particulièrement vrai dans les transports publics, certains abus sont flagrants. Il y a une sorte de « réflexe grève » à la moindre difficulté, de manière sauvage ou non et ce même si la concertation sociale est en cours.

Il me semble donc essentiel de lutter contre ces abus en mettant en place un service minimum qui doit garantir la liberté et le droit des citoyens d’aller travailler s’ils le souhaitent.

A cet effet, il est utile de rappeler que les textes internationaux régissant le droit de grève n’interdisent pas certaines restrictions à celui-ci.

Quant à la critique sur les modalités pratiques du service minimum, les exemples internationaux prouvent qu’elle est infondée.

Ainsi, L’instauration d’un service minimum garanti, à charge des entreprises qui servent un intérêt général, a pu être mise en place dans différents pays européens comme l’Allemagne, la France, l’Espagne, le Portugal ou encore l’Italie.

Partant de ce constat, la Belgique, qui a davantage développé le système de la concertation sociale par rapport aux autres pays européens, doit pouvoir, elle aussi, être en mesure de définir un service minimum à prester pour les entreprises de service public, selon le secteur concerné.

La finalité de la présente proposition de loi est d’assurer la qualité des prestations de service public et d’intérêt général et à réaffirmer l’équilibre entre le droit de grève et les autres grandes libertés, comme celle de travailler, d’aller et de venir, ainsi que le droit à la propriété.

Pour consulter la proposition de loi : http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/53/3111/53K3111001.pdf

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