Numéros INAMI: Comment résoudre l’équation ?

Posté le 3 novembre 2014 à 11 h 41 min par odestre Commentaires fermés sur Numéros INAMI: Comment résoudre l’équation ?

Il est à noter que les Ministres de la Santé qui se sont succédé au cours des deux dernières législatures et d’autre part les derniers Ministres responsables de l’Enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles  n’ont pas pu dégager de solution.

Cela conduit à ce que nombre de médecins diplômés ne puissent exercer faute de numéro INAMI.

Par ailleurs, il manque de maîtres et de services de stages en nombre suffisant pour accueillir et former ces centaines de jeunes qui se sont inscrits en médecine.

Le Gouvernement fédéral devra se pencher sur ce difficile dossier.

Pour ce faire, il devra d’abord s’appuyer sur un cadastre, notamment géographique, fiable, qui combinera les données du SPF Santé publique et celles de l’INAMI pour donner notamment des indications précises sur l’activité réelle des prestataires.

Nous avons réclamé ce cadastre détaillé depuis plusieurs années. La Ministre sortante de la Santé publique le promet depuis plusieurs années, mais, à ce jour, ce cadastre n’est toujours pas exploitable.

Or seul ce cadastre permettra à la Commission de planification de mieux faire concorder les flux d’étudiants en médecine aux besoins du patient,  en médecine générale comme le milieu hospitalier.

Ce n’est que sur base de nouveaux avis  de la Commission de planification que des nouveaux accords clairs sur le contingentement pourront être pris, après concertation avec les instantes compétentes des Communautés.

Parallèlement à cela, le Gouvernement fédéral devra s’engager à réglementer les stages et à instaurer un nouveau statut social réellement adapté pour les médecins généralistes et les spécialistes en formation.

Des mesures devront surtout être prises pour rendre plus attractifs d’une part l’exercice de la médecine générale en milieu rural et d’autre part la pratique de certaines spécialisations en milieu hospitalier.

Enfin, nous continuons à plaider pour l’instauration d’un examen d’entrée, qui permette de vérifier si l’étudiant a acquis durant ses études secondaires le niveau de formation lui permettant de suivre les cours dispensés.

En parallèle de cet examen et en concertation avec les établissements universitaires et de l’enseignement secondaire une année de mise à niveau doit être organisée afin d’offrir aux étudiants qui le souhaitent la possibilité de suivre et réussir les examens de médecine, car pour les libéraux il faut encourager la réussite et assurer une médecine de qualité.

La difficulté rencontrée par les étudiants francophones ne se pose pas pour les étudiants flamands qui connaissent eux depuis plusieurs années un examen d’entrée qui permet un système de régulation mais aussi qui entraîne un nivellement vers le haut de l’enseignement.

Les commentaires sont clos.