Le pouvoir d’achat n’est pas sacrifié

Posté le 28 octobre 2014 à 15 h 02 min par odestre Commentaires fermés sur Le pouvoir d’achat n’est pas sacrifié

On ne cesse de stigmatiser le saut d’index afin de faire croire que le nouveau gouvernement fédéral va faire baisser le pouvoir d’achat…il n’en est rien.

Tout d’abord, il échet de constater que le mécanisme de l’index n’est pas remis en cause ; qu’il s’agit d’un saut unique socialement corrigé puisqu’il ne touchera pas les plus faibles revenus.

Ce saut est nécessaire pour rétablir la compétitivité des entreprises et maîtriser le handicap salarial de la Belgique par rapport aux pays qui l’entourent. En effet, ce déficit de compétitivité aboutit non seulement à freiner la création d’emplois chez nous mais aussi à détruire les emplois existants.

 En outre, Le saut d’index permet de donner de l’air aux institutions publiques (Régions, Communautés, communes, etc.) qui ont du mal à joindre les deux bouts. Ainsi, il évitera les coupes sombres dans les budgets de l’enseignement promises par le Gouvernement PS-cdH en Fédération Wallonie-Bruxelles (qui épargnera près de 100 millions € suite à cette mesure).

Quant à la hausse du diesel, elle relève de la volonté du Gouvernement de mettre en place une réelle fiscalité environnementale, destinée à conscientiser les citoyens à la nécessité de faire un usage raisonnable de la voiture. Cela devra donc s’accompagner d’un renforcement tant quantitatif que qualitatif de l’offre de transport en commun.

Il est aussi important de souligner que le relèvement des accises sur le diesel permettra de diminuer la fiscalité sur le travail. Une mesure importante qui récompensera les travailleurs par une meilleure rémunération et qui évitera les pièges à l’emploi. Le Gouvernement mettra notamment en place le bonus à l’emploi, une augmentation de la déduction forfaitaire des frais professionnels (environ 250€ par an) et un prélèvement réduit (de 10% à 8%) sur l’épargne pension.

Soyons clairs, il était inenvisageable de diminuer la fiscalité sur le travail sans un basculement vers la fiscalité environnementale car nous nous devons de poursuivre l’effort d’assainissement budgétaire. Si tel n’était pas le cas, nous le paierions lourdement dans les années à venir. Nous ne voulons pas d’un scénario à la grecque avec les immenses difficultés que cela implique pour les citoyens.

Sur le plan de la réforme fiscale, nous voulons tout d’abord une diminution du coût du travail par une baisse des charges de 33% à 25% afin de soutenir les entreprises et de relancer la croissance. Dans un second temps nous mettrons en œuvre une réforme de l’IPP.

Par comparaison, durant la campagne, le PS a annoncé vouloir :

– créer un nouvel impôt sur tous les loyers;

– créer un nouvel impôt sur les plus-values sur actions ;

– ne pas diminuer la pression fiscale sur le travail ;

– ne pas diminuer la pression fiscale et parafiscale sur toutes les sociétés.

 Il ne faut donc pas se focaliser sur le saut d’index. Celui-ci n’a pour but que de donner un coup de pouce aux entreprises et de créer de l’emploi. Le saut d’index sera compensé par une réforme fiscale qui fera la part belle à la valorisation du travail et à l’augmentation du pouvoir d’achat.

Les commentaires sont clos.