L’E-commerce : un enjeu capital pour l’avenir !

L’E-commerce : un enjeu capital pour l’avenir !

Suite à ma proposition de résolution relative à la coordination entre l’État fédéral et les Entités fédérées quant au développement de l’e-commerce en Belgique, 3 journées d’auditions ont été programmées au Sénat les 7 et 21 janvier, ainsi que le 4 février.

Au cours de cette première journée, nous avons entendu et interrogé des experts universitaires mais également le CEO de Geoconsulting, une entreprise experte en géomarketing et en études de marchés.

Force est de constater que ces premières auditions ont été riches en enseignements de sorte que plusieurs constats peuvent déjà être tirés.

Ainsi, nous devons malheureusement observer que la Belgique est en retard dans le développement de l’e-commerce. Pour certains, il serait même trop tard pour voir émerger des géants belges de l’e-commerce, puisque les grandes entreprises se consolident. De même, le marché belge n’attire pas spontanément les grandes enseignes. 

Dans le marché du retail, nos enseignes restent petites et limitées au marché belge. Si l’alimentaire ne représente actuellement qu’une part congrue de l’e-commerce, le secteur connaît une croissance énorme et les grandes plateformes de l’e-commerce rachètent d’ailleurs des magasins physiques.

D’une manière générale, et ce n’est pas spécifique au secteur, les acteurs auditionnés ont constaté un manque de flexibilité du travail belge. Pour ne citer que cet exemple, nous ne pouvons pas rivaliser avec la flexibilité du marché du travail néerlandais. Toutefois, afin d’éviter une concurrence intra européenne néfaste, j’estime qu’il serait opportun de voir plus large et d’organiser cette flexibilité au niveau européen. 

Afin d’améliorer notre positionnement, nous devons absolument renforcer les initiatives menées par les hautes écoles et universités en matière de formation et d’éducation au numérique pour doter les jeunes des compétences nécessaires. Notre marché ne pourra arriver à maturité que si notre jeunesse est capable de donner un véritable élan basé sur une bonne formation initiale.

Je suis convaincu que s’il y a beaucoup à faire en matière d’e-commerce, cela devra s’accompagner d’une réflexion au niveau du commerce en général. Il est évident que tout ce qui est commandé sur internet, ne le sera pas en magasin et que la part de l’e-commerce est en constante progression.

Dès lors, si nous voulons promouvoir l’e-commerce, toute l’économie et les emplois qu’il génère ; nous devons aussi pouvoir repenser le commerce physique afin de le rendre complémentaire à ce que nous trouvons sur internet.

Je suis, pour ma part, convaincu que le commerce en centre urbain a de l’avenir et même un bel avenir ; à condition qu’il puisse s’orienter de manière plus forte vers des produits artisanaux, des produits de qualité et des produits plus spécifiques.

A mes yeux, reproduire dans tous les centres-villes des répliques de ce qui se fait ailleurs n’a pas de sens. C’est, me semble-t-il voué à l’échec en raison à la fois de l’e-commerce, de l’existence des grands-centres commerciaux et de la concurrence entre les villes elles-mêmes.

Toutefois, je veux me montrer positif quant à l’avenir. Je ne doute pas que les travaux du Sénat consécutifs à ma proposition de résolution auront le mérite de dégager des pistes de solution.

Suite du dossier le 21 janvier !

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