Le « bon » nationalisme: une dangereuse incantation pour cacher un maigre bilan

Posté le 22 août 2013 à 11 h 38 min par odestre Commentaires fermés sur Le « bon » nationalisme: une dangereuse incantation pour cacher un maigre bilan

Oui les Wallons doivent prendre confiance en eux. Oui les Wallons doivent oser investir, oser lancer leur activité. Oui les Wallons ont des qualités et une identité dont il faut tirer de la fierté.

Faut-il pour autant parler de nationalisme wallon comme le fait Rudy Demotte ? Non et je trouve sa formule choquante au regard de l’histoire belge et européenne. L’Europe s’est construite précisément pour éviter le retour des nationalismes et pour éloigner le spectre de la guerre.

Selon “Le Petit Robert”, le nationalisme consiste en l’exaltation du sentiment national; en l’attachement passionné à la nation à laquelle on appartient, accompagné parfois de xénophobie et d’une volonté d’isolement. C’est également une doctrine fondée sur ce sentiment, subordonnant toute la politique intérieure au développement de la puissance nationale et revendiquant le droit d’affirmer à l’extérieur cette puissance sans limitation de souveraineté.

Contrairement à ce que le Ministre-Président wallon affirme, il n’existe donc pas de bon et de mauvais nationalisme ; il n’y a que le nationalisme tel qu’on l’a connu durant l’entre deux guerres et le désastre qui en a suivi. Il n’y a pas si longtemps, le Roi Albert II en rappelait les dangers et voilà que le Ministre Président Wallon le revendique.

Plutôt que de cacher un désastreux bilan derrière ce type de dangereuses incantations, la majorité Olivier aurait mieux fait de s’atteler à trouver des solutions pour redresser notre économie, financer la trop couteuse politique énergétique, rénover le logement public, mettre en place un service minimum et développer l’emploi.

Ce que les Wallons veulent, ce sont des actes plutôt que des mots !

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