L’avenir énergétique

Posté le 18 septembre 2014 à 9 h 20 min par odestre Commentaires fermés sur L’avenir énergétique

Suite au risque de blackout et au plan de délestage, les débats et les articles sur l’énergie se sont démultipliés.

Un point sur la situation :

Contrairement à ce que certains ont tenté de faire croire, le MR ne voue pas un culte à l’énergie nucléaire.

Nous ne voulons pas revenir à une situation qui impliquerait une totale dépendance au nucléaire et nous devons évoluer dans la direction d’un mix énergétique équilibré, stable et viable.

Certes nous voulons prolonger de 10 ans la durée de vie de deux réacteurs car force est de constater qu’au jour d’aujourd’hui, nous n’avons pas le choix. La crise énergétique que nous connaissons est une preuve suffisante qu’actuellement, nous avons toujours besoin du nucléaire.

Cependant, il est évident que rien ne doit primer sur la sécurité des citoyens et que cette prolongation ne pourra se faire que si nous disposons de toutes les garanties de sécurité.

En outre, le mix énergétique que nous devons créer doit tenir compte également du gaz qui demeure une énergie relativement bon marché et dont les réserves importantes garantissent la stabilité d’approvisionnement et de production.

Quant aux énergies vertes,  leur place dans le mix énergétique est nécessaire et souhaitable. Cependant, du fait de leur intermittence (il n’y a pas toujours de soleil ou de vent), elles doivent être intégrées de manière réfléchie.

Je pense par exemple qu’il serait beaucoup plus porteur d’avenir d’investir dans la recherche sur le renouvelable, plutôt que dans la production de renouvelable. Si nous parvenons à dégager de nouvelles techniques, que ce soit de production ou de stockage, je suis persuadé que le financement suivra logiquement.

En somme l’avenir énergétique ne sera radieux qu’à la condition que nous disposions de ressources stables et durables combinées adéquatement entre elles et renforcées par la recherche.

A court terme, il me semble utopique de penser que nous pourrons facilement nous passer du nucléaire. L’horizon 2025 est d’ailleurs une échéance beaucoup trop proche que pour pouvoir y parvenir sans mettre en danger la sécurité d’approvisionnement et sans déséquilibrer les prix du marché.

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