La NVA: Toujours un danger !

Posté le 3 février 2014 à 16 h 31 min par odestre Commentaires fermés sur La NVA: Toujours un danger !

Habile pour attirer, détourner, concentrer l’attention médiatique, la NVA est passée maitre dans le slalom idéologique. Sa trajectoire ne cesse de changer en fonction des sondages et des soubresauts de l’opinion publique, seul son objectif final demeure inchangé : la fin de la Belgique.

En effet, quand bien même ce parti tente de mettre en avant son programme pseudo économique qui se résume à des grands principes, sans réponses concrètes aux problèmes quotidiens des citoyens, il ne change pas sa politique, toxique pour notre pays, à savoir le séparatisme. Le discours socio-économique n’est rien d’autre que l’arbre qui cache la foret.

Plutôt que de parler librement de séparatisme, la NVA préfère désormais parler de confédéralisme…un concept flou que les plus éminents experts ne parviennent pas à définir et qui n’existe nulle part sur terre.

En réalité, la NVA est prise entre deux feux. D’une part son aile extrémiste, proche du vlaams belang, veut conserver le séparatisme comme premier objectif du parti ; d’autre part, son aile plus modérée veut désormais privilégier  le développement socio-économique. C’est pourquoi, Bart De Wever ne sait et ne peut trancher clairement quant à l’orientation à prendre.

En outre, il m’apparaît clair que la NVA est un parti d’opposition et non de pouvoir. Elle critique, elle pointe les défauts mais elle refuse les manettes du pouvoir et est incapable de s’ériger en tant que vraie force de changements et de propositions. Avec la NVA, on demeure dans le rhétorique et non dans le pratique.

En 2010 déjà, la NVA avait gagné les élections. Néanmoins, il était évident qu’elle a tout fait pour se rendre infréquentable et pour être rejetée dans l’opposition. Quoi de plus simple ensuite que de continuer le travail de sape et de nier la plus value et l’intérêt de la Belgique ?

Ne soyons pas dupes, en 2014, la NVA recommencera. Les pièces sont d’ailleurs déjà disposées pour y parvenir.

En prenant pour quasi slogan « Pas avec le PS », elle court-circuite sa possibilité d’avoir la majorité institutionnelle, nécessaire à une réforme de la constitution. Or, ces derniers jours ont prouvé en suffisance que les prétentions communautaires de ce parti belgicide ne sont pas lettre morte, que du contraire. C’est donc l’histoire d’un échec des négociations écrit d’avance.

Sans que les citoyens n’aient encore voté, les pièces sont en places et il est à parier que les discours des Caliméro nationalistes sont déjà rédigés.

On le voit, de part le monde, la politique du repli sur soit et du bouc émissaire n’engendre rien, si ce n’est de la violence et du recul démocratique. L’Histoire pourtant si chère à Bart De Wever a démontré qu’il n’y a que la collaboration, l’entente, les échanges entre les peuples qui peuvent garantir la paix et la stabilité. Le peuple ukrénien, lui, l’a bien compris et refuse que sont destin soit monnayé plutôt que librement consenti.

La politique de la NVA est donc simple, elle veut grossir sans cesse tout en demeurant confortablement installée dans l’opposition et parvenir ainsi à bloquer le système démocratique belge qui repose sur le dialogue. La NVA veut donc tuer la Belgique en l’asphyxiant !

Plutôt que de se montrer aussi orgueilleuse, plutôt que de croire de manière utopique à l’existence d’une Flandre forte car indépendante, elle devrait commencer par assumer son maigre bilan à l’échelon régional.

Avec la NVA au pouvoir, la Flandre est elle ressortie plus forte ?
Avec la NVA au pouvoir, l’économie flamande s’est elle renforcée ?
Avec la NVA au pouvoir, l’enseignement est il devenu de meilleure qualité ?
Avec la NVA au pouvoir, le progrès est il au rendez-vous ?

A toutes ces questions, la réponse est non et la raison en est simple. Désormais les problèmes sont globaux et les réponses efficaces ne peuvent venir que des échelons de pouvoir supérieurs à commencer par l’Union Européenne !

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