« La moto taxi » un nouveau mode de transport !

Posté le 26 juillet 2008 à 10 h 38 min par Erica Commentaires fermés sur « La moto taxi » un nouveau mode de transport !

Olivier Destrebecq (MR):Monsieur le secrétaire d’État, pour se déplacer rapidement, économiquement et éviter le stress des embouteillages, un nouveau moyen de locomotion a fait son apparition dans nos grandes villes: la « moto taxi », mode de transport qui permet de s’extraire des aléas de la circulation en garantissant les temps de trajets. En effet, la moto va plus vite qu’une voiture, elle se faufile et se gare facilement.

C’est devenu un véritable phénomène. En France, à Paris par exemple, et dans d’autres pays, la plupart des usagers de « voiture taxi » préfère ce système bien plus rapide. Certains citoyens se servent même de leur engin à deux roues comme gagne-pain. Cette activité devient donc très lucrative.

Cependant, ce procédé engendre quelques problèmes. D’une part, les taxis perdent des clients avides d’économie et de gain de temps et, d’autre part, aucune législation n’a été prise en la matière; ce type de moyen de locomotion pourrait donc être illégal. Aucune assurance ne couvre le transport de personnes à titre onéreux; la personne qui emprunte la « moto taxi » doit être consciente qu’elle assume tous les dangers qu’elle encourt.

Ce marché ne fait qu’évoluer. Les clients consentants ont l’impression de faire une « affaire ». Ils contribuent ainsi à encourager le développement de ces sociétés factices. Ce procédé fait son apparition en Belgique, en tout cas dans les grandes villes, que ce soit en Flandre, en Wallonie ou à Bruxelles. Dès lors, je pense qu’il serait bon de prendre les dispositions qui s’imposent pour éviter de telles dérives dans notre pays. Il en est encore temps puisque ce phénomène n’est pas encore très répandu.
Monsieur le secrétaire d’État, dans l’état actuel des choses, pouvons-nous laisser créer ce genre de société chez nous? Avant de faire des propositions législatives, notamment, je souhaiterais avoir votre avis sur le sujet afin de connaître le suivi de cette problématique.

Etienne Schouppe, secrétaire d’État: Monsieur Destrebecq, le phénomène des motos taxis n’est pas encore très répandu en Belgique. Après Londres, c’est surtout en France et, plus spécialement en région parisienne, que ce genre de déplacement connaît de plus en plus de succès. J’attire votre attention sur le fait que cette activité n’a pas encore de statut légal en France. En Belgique, c’est au niveau fédéral que le ministre des Affaires économiques fixe le tarif maximum du transport rémunéré des personnes, mais ce sont les Régions qui ont la compétence pour régler le fonctionnement et le statut des taxis.

En Région wallonne, c’est un décret du 18 octobre 2007 relatif aux services des taxis et aux services de location de voitures avec chauffeur qui prévoit ce qu’il faut entendre par « service de taxis ». Je cite: « les services qui assurent, avec chauffeur, le transport rémunéré des personnes par véhicule automobile ». Le décret précise également que cela doit être un véhicule de type voiture, voiture mixte ou minibus. En région de Bruxelles-Capitale, une ordonnance du 27 avril 1995 gère cette matière et donne une définition tout à fait similaire.

Sur la base de la législation actuellement en vigueur, on peut donc conclure que les taxis motos ne sont pas autorisés en Belgique. Ce sera aux Régions de légiférer en la matière.

Toutefois, en tant que responsable pour la sécurité routière, je demande à ceux qui auraient l’intention de commencer une telle activité de prendre toutes les mesures utiles afin d’assurer la sécurité des passagers. Une réglementation sévère sera imposée à cet égard.

Olivier Destrebecq (MR): Merci pour votre réponse, monsieur le secrétaire d’État. Vous me dites qu’il n’existe pas de législation à cet égard au niveau fédéral, qu’il s’agit plutôt d’une matière régionale.

Le problème, c’est que vous êtes responsable, au niveau fédéral, de la sécurité routière. Il ne me semble pas vous avoir entendu donner votre avis sur le sujet. Vous dites que vous allez réglementer de manière sévère. Mais j’ai des difficultés à comprendre sur quelle base, puisqu’il n’y a pas de législation. Comme vous le dites très bien, au niveau régional, on parle des voitures et des minibus, mais on ne parle pas des motos-taxis.

Cela dit, comparaison n’est pas raison, et ce n’est pas parce qu’il n’existe pas de législation en France à cet égard qu’on ne peut pas avoir une longueur d’avance en Belgique. Évidemment, à Paris notamment, ce phénomène se développe de manière plus importante et plus rapide que chez nous.
Il m’importe cependant donc de connaître votre avis.

Etienne Schouppe, secrétaire d’État: Je ne vais quand même pas développer une réglementation sur la sécurité routière d’un type de transport qui n’est pas autorisé dans le pays.
En effet, ni la Wallonie ni Bruxelles – ne parlons pas de la Flandre – ne l’autorise actuellement. C’est aussi simple que cela!

Olivier Destrebecq (MR): Il y a deux visions des choses. Vous en avez une et j’en ai sans doute une autre: vous dites que, puisque cela n’existe pas, nous attendons de voir si un jour c’est autorisé pour légiférer; je dis qu’il conviendrait peut-être de prendre une longueur d’avance.
J’ai posé la question et j’ai entendu votre réponse.
Au moins les choses sont claires.

Pq ne pas vouloir évoluer vers un nouveau type de transport !

Ah ce Schouppe …

Les commentaires sont clos.