La Louvière, mobilité et parking …

Posté le 12 avril 2011 à 6 h 10 min par odestre Commentaires fermés sur La Louvière, mobilité et parking …

En direct du conseil communal …

Nombreux sont ceux qui s’inquiètent actuellement de savoir si des zones de parking seront bientôt disponibles sur la place Maugrétout. En particulier les commerçants souffrant des difficultés d’accès au centre-ville.

De plus, le permis autorisait l’usage provisoire et dégressif de zones de parking à cet endroit, le temps des travaux d’aménagement des rues avoisinantes. Monsieur le Bourgmestre a lui-même promis à plusieurs reprises aux commerçants la réouverture de places de parking sur la place.

Pourtant, des informations contradictoires circulent aujourd’hui, semant l’incertitude. Les unes font état de l’interdiction définitive d’y garer, et d’autres évoquent une autorisation tantôt pour 90, tantôt pour 44 voitures.

Les raisons justifiant l’indécision de la Ville sont également diverses selon les interlocuteurs :

• retard des travaux,

• problème de marquage,

• la propreté des marquages afin de respecter la règlementation sévère mise en place pour la protection de la pierre bleue,

• une question d’autorisation à demander à la Région wallonne ,

• problème de stabilité de la place qui serait en « surpoids » par rapport au parking souterrain.

Pourriez-vous dès lors trancher et nous dire :

Premièrement, si des places de parking sont ou seront autorisées sur la place Maugrétout et pour quand ?

Deuxièmement, si le permis autorise le phasage décrit ci-dessus, pour quelle période ainsi que le nombre de voitures ?

Troisièmement, pourquoi cette décision relative au parking sur la place semble-t-elle prendre du retard ou doit être remise en cause ?

Et quatrièmement, si la stabilité de l’ouvrage, le poids de la pierre bleue combiné au poids des voitures, est en cause ?

Enfin, qu’en sera-t-il par ailleurs du parking sur la place Communale pour lequel des promesses ont également été faites par Monsieur le Bourgmestre ?

M.Gobert – Ah bon ? Monsieur Destrebecq

M.Destrebecq – Merci, Madame Hanot, ce sont de très bonnes questions.

Mme.Hanot – Je prends cela comme un compliment car, aujourd’hui, les temps sont durs.

M.Destrebecq – Je voulais simplement vous rassurer. Il est vrai que nous sommes tout aussi intéressés et interpelés (comme vous l’êtes d’ailleurs) pour l’intérêt des commerçants. Nous y sommes évidemment très attentifs.

Afin d’être le plus précis possible, je voudrais préciser que le permis d’urbanisme octroyé le 22 décembre 2008 par le fonctionnaire-délégué ne prévoit pas d’emplacement de parking sur ces places. Cependant, il avait été mentionné (dans le texte de la délibération du permis) de prévoir, pendant la durée des travaux, sur la Place Communale et Maugrétout, un maintien de la capacité de stationnement. Il faut vous méfier des bruits et des rumeurs contradictoires…

On parlait de 44 places sur la Place Maugrétout et 28 sur la Place Communale.

Je sais que vous êtes excessivement attentive à la légalité de la mise en application de ces permis.

Rappelez-vous le dossier Décathlon, par exemple. Nous avons effectué la même démarche: nous avons sollicité l’avis du fonctionnaire-délégué afin de connaître sa position sur le maintien d’emplacement de parking sur ces places pendant la durée des travaux de voirie pour tout le centre-ville de La Louvière.

Malheureusement, vous me posez la question aujourd’hui mais nous n’avons pas encore reçu la réponse du fonctionnaire-délégué, cela ne pourrait tarder.

Je voudrais profiter de l’occasion pour vous donner un peu une évolution du parking depuis 2008 en terme d’offres. Et si vous le souhaitez (ce n’est peut-être pas facile à expliquer comme ça de vive voix) je pourrais vous donner un plan sur lequel sont situées les zones dont je parle. Le principe de la mise en place des parkings dans la ville de La Louvière, est de considérer une zone centrale, appelée l’hyper-centre dans laquelle nous pouvons nous garer ou bien de prendre un ticket payant. Autour de cet hyper-centre, se trouve une zone périphérique que l’on met en place relativement vite. Nous parlons des zones bleues mixtes (gratuit pour les riverains) et les zones bleues de deux heures (gratuit). Ensuite, plus loin, se trouvent des parkings de délestage.

En ce qui concerne la zone payante : nous étions à + 1.000 places avant la rénovation du centreville, après rénovation nous sommes à 786 places.

Je vais vous parler des zones bleues en vous les détaillant. L’avantage d’une zone bleue, c’est qu’elle engendre un phénomène de rotation d’environ 8 tournantes. Dans le quartier du Hocquet, une zone bleue est déjà en fonction, zone bleue de 260

places, si on les multiple par 8, on est à 2.080 possibilités d’emplacements de parkings.

Le Quartier Abelville,se situe, à l’arrière, dans le fond de la Place Mansart, donc quasiment dans l’hypercentre. Celui-ci dispose de 240 places en zone bleue, ce qui fait un total 1.920 possibilités de parkings offertes.

Le Quartier du Parc sera mis, là aussi prochainement, en zone bleue. Il disposera de 500 places et donc grosso modo 4.000 offres de parkings.Nous arrivons, grâce aux zones bleues mises en place, à 8.000 places offertes dans un périmètre assez proche de l’hypercentre de La Louvière.

De plus, il existe des parkings de dissuasion comme la Cour Pardonche, le parking Boch et le parking SNCB , en tout cas l’extension dont Monsieur Godin nous a parlé tout à l’heure. Le parking Boch est en cours et verra le jour très prochainement. Il y a le parking Nothomb aussi.

Je ne vous parle pas des parkings qu’on va appeler « partagés temporairement ». Je m’explique: par exemple, le parking SNCB qui n’est quand même très loin du centre-ville de La Louvière, que nous pouvons utiliser par exemple en soirée ou le week-end puisque généralement les voitures sont présentes en journée et en semaine; le parking de la piscine; le parking du Gazomètre. Ca fait grosso modo 350 places aussi situées à plus ou moins 400 mètres du centre-ville.

On peut quand même constater une augmentation de l’offre globale. Nous sommes en effet persuadés que si nous voulons qu’un centre-ville vive, il faut le faire vivre avec le commerce! Et que pour que le commerce vive, il faut être attractif vis-à-vis de la clientèle et cela doit notamment passer par une offre de parkings intéressante et importante.

Deux petites remarques encore:

J’ai interpellé le Président des commerçants pour lui demander si nous pouvions élaborer, ensemble, une charte qui motiverait les commerçants à utiliser les parkings de dissuasion. J’ai fait, il n’y a pas longtemps, un petit repérage dans le centre-ville. Nous avons repéré 60 véhicules de commerçants ou d’employés dans le centre-ville. En multipliant ces 60 par 8, nous constatons qu’une offre importante de parkings aurait pu, ce jour-là, être proposée à une clientèle potentielle.

Il est vrai que la Ville doit assumer sa responsabilité et offrir un nombre de parkings important mais je pense que la démarche doit aussi venir des commerçants. Il faut qu’ils soient sensibilisés à, par exemple, l’utilisation de la Cour Pardonche côté Drapeau Blanc, Nothomb pour d’autres ou Gazomètre, etc…mais des possibilités, je vous assure, il y en a!

Un dernier élément, et je terminerai par cela.

Reparlons des parkings payant dans l’hypercentre-ville. Il existe un tableau comparatif des coûts

demandés:

– pour la première heure à Bruxelles, le coût est de 1,50 euro; pour Tournai, Charleroi, Gembloux, Namur, Liège, ils sont à 1,08 de moyenne; la ville de La Louvière est de 1 euro.

– pour la deuxième heure, nous nous situons juste en-dessous de la moyenne

– et pour un T1, La Louvière se situe à 14,50.

Par contre dans les autres villes le coût est de , 25 à Liège, 17 à Namur, 16 à Gembloux , 25 à Charleroi, 15 à Tournai et de 25 à Bruxelles-Ville .

Il est donc essentiel de se rendre compte que l’idée n’est pas de faire rentrer de l’argent dans les caisses de la Ville mais bien avant tout de gérer l’offre de parking dans le centre-ville pour engendrer une rotation régulière de l’offre.

Notre but est donc d’aider le commerce local, aider le commerce du centre-ville par cette motivation, par cette sensibilisation. Aider donc les commerçants mais aussi donner aux clients potentiels un maximum de parkings, au plus près. Même si vous savez comme moi, qu’il faut oublier, au niveau de la mobilité, le parking juste en face des magasins… La société évolue, le parc automobile évolue, la mobilité évolue. Il faut oublier ces choses-là.

Vous savez également qu’au-delà de l’automobile, mais cela, nous pourrons en reparler une prochaine fois, il y a l’alternative d’utiliser le vélo, ce qui me semble excessivement important dans cette problématique de mobilité.

 

Mme.Hanot – Merci pour cette réponse complète qui permet de faire le tour du parking sur La Louvière Centre.

Ma question partait moins d’une inquiétude sur le fait qu’il y ait des places de parkings dans le centre-ville, je pense qu’on en a discuté à plusieurs reprises ici, mais bien du fait qu’actuellement, il y a une incertitude sur un lieu déterminé sur lequel les commerçants ont des attentes. Donc aussi bien sur la Place Communale que sur la Place Maugrétout, il y a des attentes, des espoirs. Cette ‘incertitude, finalement, crée la frustration et peut empêcher d’avancer, d’aller plus loin. Un travail doit être fait sur les dessertes alternatives et durant le temps des travaux, une solution alternative serait la bienvenue pour les commerçants.

J’ai bien entendu qu’une solution alternative a été demandée au fonctionnaire-délégué. Mais ce n’était pas dans la décision même mais c’était dans les attendus de la décision. Ma question est:

quand a-t-on demandé au fonctionnaire-délégué? J’ai souvenir que dans le cas de Décathlon, cela avait été très très vite et donc on avait pratiquement eu en un jour ou deux les assurances.

Pourquoi cela tarde-t-il ici ? Je pense que ce serait intéressant, peut-être, si la demande a été envoyée il y a un petit temps, de faire le rappel au fonctionnaire-délégué en disant il y a autant d’intérêts et d’importance à statuer sur cette question que ça ne l’était pour Décathlon puisque c’est quand même du commerce et de l’économie qui est en jeu! Comme pour Décathlon.

Donc, ça, c’est un élément. La deuxième chose, c’est que la demande a été effectuée pour combien de places de parking sur cette place, cette exception a été demandée ? Et enfin, j’aimerais quand même attirer l’attention sur le fait que s’il y a incertitude aujourd’hui chez les commerçants et chez d’autres d’ailleurs, c’est parce que des promesses ont été faites!

Depuis plus d’un an, plus de deux ans même, je pense que Monsieur le Bourgmestre, a réitéré les promesses d’ouverture de places de parkings sur cette place. Alors je m’étonne qu’on ait pu faire ces promesses-là alors que rien dans le permis ne l’autorisait ou en tout cas qu’aujourd’hui on se pose la question de savoir si on peut.

 

Je trouve un peu dommage qu’on s’avance rapidement et que par la suite on doive décevoir les attentes légitimes de ceux à qui l’on a promis dur comme fer qu’ils auraient du parking, en tout cas

provisoirement, pendant les travaux. C’est un peu délicat. C’est plutôt cette question-là que je

voulais mettre au centre de la discussion.

Du parking, on sait bien que le parking doit changer en centre-ville mais on sait surtout

qu’aujourd’hui celui-ci souffre des travaux. En tous cas, les commerçants souffrent des travaux et

on voudrait des solutions alternatives. Je trouve regrettable qu’on ait promis des choses qui

n’arriveraient pas ou en tout cas pour lesquelles on n’avait aucune certitude.

Maintenant, sur la question du nombre de places demandées au fonctionnaire-délégué, les

délais ?

M.Destrebecq – Je vais répondre le plus précisément possible.

Quand cela a été demandé ? Vous devez savoir qu’il y a quelques semaines, lors d’un Collège, le service Mobilité est venu faire des propositions d’emplacements sur cette place, d’une part. Nous n’allons pas en demander plus, évidemment, que ce que nous avions dans le document qui fut annexé au permis. Ne soyons pas…

Mme.Hanot – Donc, c’est 44 alors ?

M.Gobert – On attend du fonctionnaire-délégué.

M.Destrebecq – Nous attendons son avis.

Mme.Hanot – Combien vous avez demandé ?

Mme.Van Steen – (micro non branché) …

M.Destrebecq – Madame Van Steen, tout d’abord, c’est une question qui m’a été posée par Muriel Hanot et à laquelle j’ai répondu de manière très précise puisque j’ai parlé des deux places et la Place Maugrétout et la Place…, mais je peux le répéter si vous le souhaitez : 44 places pour la Place Maugrétout et 28 places pour la Place Communale.

Mme.Hanot – Sur la question de la stabilité aussi. Durant les travaux, à un certain moment, il y a eu un problème de portance ou de stabilité. On a constaté que le poids de la pierre bleue était trop lourde pour le parking souterrain…

M.Gobert – Qui a dit ça ?

M.Destrebecq – Cela fait encore partie des rumeurs et des…

M.Gobert – Qui dit ça ?

Mme.Hanot – Qui dit ça ? Je pose une question. Monsieur le Bourgmestre, je dois apporter des preuves, des documents ?

Mme.Hanot – Je sais, oui. Je suis facho donc je pose des questions qui fâchent. Voilà c’est ça.

M.Destrebecq – Je pense que cet argument-là aussi fait partie des rumeurs, comme bien d’autres, mais notamment une des rumeurs qui a ou qui ont couru… Il y avait d’autres questions, Muriel ?

M.Gobert – Si nous pouvons mettre les forains, nous pouvons mettre les voitures.

M.Dubois – (micro non branché) J’allais le dire. Si les forains peuvent s’y mettre, ce n’est pas les voitures qui vont poser problèmes.

M.Destrebecq – Notre intérêt, je me permets d’insister, est d’accompagner. C’est d’être avec les commerçants et non pas contre les commerçants. C’est donc d’essayer en toute légalité, parce que souviens-toi pour le permis Décathlon, tu avais été très attentive à l’aspect « légalité », donc si déjà dans ce cadre-là, alors qu’on avait l’avis du fonctionnaire-délégué, tu nous l’as reproché, ne nous reproche pas ici d’avoir fait la même démarche pour être sûr qu’il n’y ait pas de problème à postériori.

Mme.Hanot – Je regrette juste que le fonctionnaire-délégué mette autant de temps à répondre. Et je regrette aussi que, si aujourd’hui, il y a débat chez les commerçants ainsi que les usagers du centre-ville, c’est parce que des promesses ont été faites et qu’elles ne sont pas tenues ou en tous cas qu’on les a faites alors qu’on savait pertinemment bien qu’on ne pourrait pas les tenir en l’état.

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