La grève sauvage : un réflexe syndical ?

Posté le 16 mars 2013 à 10 h 33 min par odestre Commentaires fermés sur La grève sauvage : un réflexe syndical ?

Immobilisés mardi et mercredi en raison des conditions hivernales, paralysés jeudi pour cause de manifestation, les usagers espéraient enfin pouvoir bénéficier de l’usage complet des transports publics. C’était naturellement sans compter sur ce qui fait désormais partie intégrante de la tradition syndicale : la grève sauvage.

Une fois de plus, je constate, non sans agacement, que les syndicats débraient sans préavis ou cautionnent les travailleurs qui le font. J’en ai plus qu’assez de cette façon de faire. C’est systématique : on part en grève sans prévenir et on négocie ensuite.

Les responsables du TEC parlent d’acte terroriste ; le mot est fort mais malheureusement d’actualité puisqu’une fois de plus, une énième fois, ce sont les usagers qui sont pris en otage. C’est dire le peu de conscience professionnelle que les grévistes témoignent à l’égard des ceux qu’ils devraient transporter (en principe) quotidiennement.

Pauvre Wallonie ! Pauvre Service public ! Pauvres travailleurs !

Ces situations m’excèdent au plus haut point, il est temps que le Gouvernement wallon prenne ses responsabilités et mette en place le service minimum que tous les citoyens méritent.

La concertation sociale doit garder une place importante en Belgique, mais pour cela elle doit mettre en rapport des acteurs responsables et dignes de confiance. Pour l’heure, j’observe simplement que les syndicats ne cessent de manger leur parole, qu’ils violent les accords qu’ils passent et ce sans le moindre cas de conscience ; peu importe les dégâts qu’ils commettent et les troubles qu’ils causent…

C’est intolérable ! Si les pratiques syndicales ne changent pas dans les semaines et les mois à venir, alors il faudra que l’Etat repense le rôle et l’influence qu’ils occupent dans la société car cela ne peut plus continuer !

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