Je prends acte des déclarations de la CGSLB !

Posté le 4 avril 2012 à 11 h 03 min par odestre Commentaires fermés sur Je prends acte des déclarations de la CGSLB !

Communiqué de presse du Député fédéral Olivier DESTREBECQ,  4 avril  2012.

Olivier DESTREBECQ a pris connaissance des déclarations de la CGSLB ; il regrette que ses propos soient une fois de plus déformés.

Réaction :

« Je prends acte des déclarations de la CGSLB mais j’observe que des approximations sont une nouvelle fois commises. Mais puisque le message doit être limpide, je le répèterai une nouvelle fois:

Jamais je n’ai prétendu être contre le droit de grève. Absolument jamais. Ceux qui prétendent le contraire ne font ni plus ni moins que relayer une information erronée ou mensongère.

Dire que je suis pour l’abolition de l’ensemble des droits liés au droit de grève, c’est juste risible. J’ai d’ailleurs fermement condamné l’attitude de la direction de Meister lorsqu’elle a eu recours à une milice privée. Mais cela, curieusement, personne ne tient à le souligner.

De nombreuses fois, j’ai expliqué que je n’étais pas non plus contre les piquets de grève ; pour autant qu’ils soient filtrants. En cela, je rejoins donc la CGSLB : les piquets de grève filtrants et pacifiques ont naturellement un droit d’existence. En revanche, qu’on le veuille ou non, empêcher quelqu’un de travailler est contraire à la loi et ce sont ces situations là que je vise et que j’entends combattre, pas les autres.

Lorsque je parle d’une syndicalisation excessive ; je fais référence au système qui, dans certains cas, rendent les syndicats incontournables. Une personne non syndiquées empêchée de travailler un jour de grève n’obtiendra pas son salaire journalier ; mais ne sera pas non plus dédommagée par l’Onem en raison de sa jurisprudence pour le moins critiquable. Dans un  tel cas, la liberté individuelle de s’affilier ou non à un syndicat est soustraite en raison de la contingence économique.

Pour ce qui est des travailleurs qui s’affilient par choix, par idéal ou autre, je respecte bien évidemment cela. Ils en ont le droit et la liberté et personne ne doit les en priver.

Sur la présence des syndicats dans les universités, j’estime simplement que telle n’est pas leur place. Pourquoi ? Parce que le premier rôle des syndicats est la défense des travailleurs. Les étudiants n’étant pas des travailleurs au sens propre du terme, ils n’ont pas besoin d’être protégés alors qu’il existe déjà des associations estudiantines à cet effet. Quant au rôle de conscientisation politique ; à nouveau les associations y suppléent en suffisance. Ne sous estimons pas l’esprit critique naturel de nos jeunes !

J’aimerais aussi rappeler qu’en tant que député fédéral, je suis en droit de poser des questions aux ministres en vue d’éclaircir certains points ; que ce soit sur mon initiative propre ou suite à une interpellation de la part d’un citoyen. C’est même un de mes devoirs. C’est dans cette perspective que j’ai souhaité obtenir diverses informations, par exemple le montant des primes syndicales versées par l’Etat à ses fonctionnaires.

Tout le monde devant participer à l’effort budgétaire, j’ai simplement considéré que les syndicats devaient contribuer aussi à celui-ci ; au même titre que les citoyens, que les entreprises et même que les associations.

En outre, je ne critique pas l’existence de la prime syndicale ; pas du tout. En revanche, je ne vois pas sur quelle base cette dernière devrait être versée par l’Etat. Et je le comprends d’autant moins lorsque cet état doit se serrer la ceinture de manière telle qu’il éprouve les plus grandes difficultés à assurer le fonctionnement de certains secteurs ; et je pense en particulier à l’aide juridique.

Je peux naturellement comprendre qu’on ne partage pas mon point de vue ; c’est d’ailleurs ce qui fait la richesse de la démocratie. En revanche, je ne peux tolérer que l’on déforme mes propos, alors que j’ai toujours été particulièrement clair sur mon respect du droit de grève, sur mon attachement à la concertation sociale et sur la nécessité de l’existence des syndicats. Je vous renvoie d’ailleurs à la fois à l’ensemble de mes interventions à la chambre ; ainsi qu’aux différents communiqués de presse disponibles sur mon site internet.

Si les syndicats en général et la CGSLB en particulier estiment que je relaie des informations qui ne sont pas correctes ; alors je les invite à me rencontrer pour que nous puissions en discuter calmement, de manière directe, en face à face. A minima, je pourrai ainsi leur démontrer que je ne suis pas l’anti syndicaliste primaire qu’ils croient et que je ne souhaite pas brider le droit de grève ; mais simplement l’encadrer dans l’intérêt de tous ».

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