GSM trop cher ? Chantier ouvert

Posté le 22 mars 2012 à 14 h 28 min par Erica Commentaires fermés sur GSM trop cher ? Chantier ouvert

La Libre le 22/03/2012

Chez nous, la situation est subordonnée à plusieurs paramètres.

Le nouveau ministre de l’Economie, Johan Vande Lanotte (SP.A), poursuit son travail dans le sens d’une meilleure protection du consommateur contre l’évolution des prix. Après un premier exercice sur les prix de l’énergie, il a ouvert le chantier des factures télécoms mobiles. Homme méthodique et efficace, il va y travailler par étape.

« Il a demandé une étude sur les prix à l’IBPT (Institut belge des services postaux et des télécommunications) », nous explique une porte-parole du ministre. « Et sur cette base, il envisagera des mesures. » On n’en saura pas plus pour le moment

De ce côté, en tout cas, puisque le député Bernard Clerfayt (FDF), qui est à l’origine avec le député Olivier Destrebecq (MR) de la question parlementaire qui a motivé l’annonce par le ministre de cette procédure, est bien décidé à maintenir l’attention du public en éveil sur ce problème. M.Clerfayt a décidé de déposer une proposition de loi « visant à harmoniser les produits de la téléphonie mobile et à limiter les restrictions à la résiliation des abonnements ». Les deux députés mettent en évidence dans leur communication un élément d’actualité propre à éveiller l’attention du public : il s’agit de l’offre de l’opérateur français Free qui propose une offre de services mobiles à moins du quart des prix pratiqués en Belgique.

Evidemment, chez nous, la situation est subordonnée à plusieurs paramètres qui ont finalement peu de rapports avec l’économie de marché et la concurrence. D’abord, les tarifs de la concurrence se déclinent sur base des standards édictés par l’opérateur historique, Belgacom. Ce dernier a donc en mains la grille tarifaire. Mais, dans le même temps, Belgacom est à la fois une société cotée, soumise à la pression du marché et des actionnaires. Et parmi ceux-ci, il y a avant tout l’Etat belge majoritaire et demandeur d’un rendement élevé et récurrent. Belgacom se retrouve donc tiraillée entre cette demande du « gouvernement actionnaire » et celle du ministre proche des consommateurs.

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