FGTB: On repousse encore les frontières de l’aberration

FGTB: On repousse encore les frontières de l’aberration

J’ai pris connaissance de la volonté de la FGTB-Centre de paralyser l’économie de la Région et du blocage effectué ce lundi de sites tels que le dépôt de carburants de Feluy et le Plan Incliné de Ronquières.

Cette attitude n’est à mes yeux ni justifiable, ni acceptable car elle s’inscrit dans une démarche qui exclut la concertation. On ne se donne même plus le peine de commencer des négociations, on débraie, on bloque, on porte atteinte à la population, aux entreprises et donc aux travailleurs.

La Région du Centre est une région qui connaît de graves difficultés sur le plan économique. Le manque d’investissements par les pouvoirs publics wallons fait évidemment partie des causes de cette situation, mais ce n’est pas la seule.

Quoi de plus décourageant pour un entrepreneur que de constater que le climat social est en ébullition permanente, que les grèves se succèdent pour un oui ou pour un non et qu’aucun dialogue constructif n’est possible ?

En Belgique, nous disposons d’un modèle socio-économique qui prône la concertation sociale. C’est une chance. Dans la région du Centre, ce modèle n’existe quasiment pas car la mainmise de la FGTB est telle que le modèle a évolué en radicalisme syndical.

Je le répète, notre région traverse une période économiquement difficile. Dans ces circonstances, l’union des mandataires politiques, des syndicats, du patronat et de l’ensemble des forces vives s’impose.

Malheureusement, l’attitude de la FGTB est diamétralement opposée. Même si je ne me faisais plus beaucoup d’illusions à son sujet, je demeure stupéfait de constater que pour parvenir à ses objectifs politiques, la FGTB-Centre est prête à mettre en péril l’emploi de nombreux travailleurs en mettant une Région à genoux.

Bien qu’ayant le plus grand respect pour le syndicalisme lorsqu’il est pratiqué de manière constructive, posée et réfléchie, je ne peux tolérer cet acte inconscient de la FGTB-Centre qui continue à décrédibiliser le mouvement syndical.

Ces actions de la FGTB-centre sont d’autant plus inacceptables qu’elles véhiculent des mensonges : Non le Gouvernement n’a pas mis fin à la semaine des 38h !

En outre, j’observe que la FGTB-Centre s’oppose à un saut d’index qui a eu lieu il y a plus d’un an, maintenant. Quelle est la logique ?

Enfin, je ne peux que m’étonner des critiques formulées car nombres d’entre elles pouvaient l’être sous la précédente législature. Or, je ne me souviens pas d’une telle violence de la part de la FGTB sous le Gouvernement Di Rupo qui a pourtant réformé le chômage, qui a gelé les salaires, qui a pris des mesures d’économies dans la fonction publique et qui avait entamé la réforme des pensions…

J’ajouterai d’ailleurs que le recul de l’âge de la pension se base sur le rapport du socialiste Franck Vandenbroucke et que le parti socialiste était d’ailleurs sur la même longueur d’onde lorsqu’il était au pouvoir puisque Michel Daerden, alors Ministre des Pensions, prônait un recule de l’âge légal de la pension de 3 ans.

Je demande donc à la FGTB-Centre de se ressaisir et d’éviter les actions susceptibles de porter atteinte à notre région et à ses travailleurs.

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