Extension « Zone bleue »

Posté le 7 novembre 2011 à 19 h 03 min par odestre Commentaires fermés sur Extension « Zone bleue »

Extension « zone bleue » dans les quartiers concernant la carte riverain

Extension « zone bleue » dans les quartiers concernant la carte riverain. Cela concerne aussi Houdeng et La Louvière.

1La circulaire concernant la stationnement élargi autour du Centre ville, autour du Parc, de la Place Mattéotti,…. est parvenue aux riverains comme « toutes boîtes » le 23 juin. La carte riverain ne peut être obtenue auprès de City-parking qu’à partir du 30 juin et pendant les heures de bureau. Elle prend ses effets à partir du 1er juillet.Ce sera un tour de force d’être en règle pour le 1er juillet au risque de recevoir un avertissement et une amende après un temps d’adaptation très court, vu le nombre de personnes concernées et les heures d’ouverture du bureau.

2Concernant City-parking: le personnel est-il suffisamment nombreux pour délivrer les papiers requis dans le temps imparti (le nombre des riverains est très considérable, je pense plus ou moins 400 personnes). Est-il habilité à rechercher et vérifier les données personnelles requises ?

3Qui est « riverain » ? Le dénommé « riverain  » est-il obligé de se garer dans sa rue, devant sa maison ou pourra-t-il se garer dans une rue avoisinante si on ne lui a pas laissé de place près de chez lui ?

4La carte n’étant valable qu’un an , toutes ces démarches et les frais y afférents vont imposer aux riverains une charge que nous jugeons lourde, à savoir que le 30 juin, le riverain a reçu une carte provisoire valable pour un mois. Le 31 juillet, il doit retourner rechercher une nouvelle carte qui sera valable pour cinq mois seulement. De plus, la deuxième carte est payable. Le 31 décembre, en plein hiver et au moment des fêtes de fin d’année, le riverain doit de nouveau retourner chercher la carte qui sera valable alors, à ce moment-là, pour un an. La deuxième carte, de nouveau payante, à 25 euros. Pourquoi ne pas simplifier les démarches et pourquoi imposer deux paiements à cinq mois d’intervalle pour la deuxième carte ?

5Le propriétaire d’un garage est-il obligé d’avoir une carte de riverain ? Peut-il se garer devant son garage sans carte? Quid du ménage qui possède deux voitures ? Le fait est aujourd’hui courant pour des raisons professionnelles. Pourquoi faut-il payer la 2ème carte ? Il est impensable de devoir payer pour se garer devant sa maison.

6Que feront les enseignants des écoles de ce quartier s’ils en sont exclus par les riverains? Ils ont du matériel avec eux, ils devraient avoir le droit de se garer à proximité de leur école. Il faut savoir aussi qu’il y a, aux Arts et Métiers, des activités pour les personnes âgées. Ils ne pourront plus se garer à proximité de l’école. Or, les activités, les conférences durent plus de deux heures. Maintenant, ils devraient avoir le droit de se garer tout près des Arts et Métiers.

7Pourquoi les commerçants, qui travaillent dans ces rues, ne peuvent-ils bénéficier d’une carte riverain, même s’ils n’habitent pas forcément là ? Toutes les deux heures, ils devront aller changer l’horaire.Vous nous proposez une évaluation dans les prochains mois. Dans combien de temps ? N’aurait-il pas été intéressant de discuter de toutes ces mesures au préalable avec les riverains, les usagers divers de ces quartiers comme par exemple les écoles?  Merci.

M.Wimlot – De manière beaucoup moins précise et beaucoup moins technique, je voudrais quand même vous faire de quelques considérations.

Nous avons bien intégré la logique du plan de mobilité. L’idée de l’extension des zones riverains en zones bleues est évidemment séduisante. On ne reviendra pas sur l’attrait que la mesure représente pour les commerces du centre-ville. Dans la présentation du P.C.M., l’élargissement de la zone riverain tel qu’il est prévu aujourd’hui dans la zone du parc, était beaucoup moins évident que la réalité actuelle. Force est de constater que la mesure suscite un certain émoi au sein du personnel des institutions voisines. Je citerai les Arts et Métiers (au sein de cet établissement, les cours du jour mais aussi les cours de promotion sociale, le personnel de bibliothèque, de la direction générale des affaires culturelles), mais aussi des personnes qui exercent leur profession dans le quartier Warocqué et qui se garent pour le moment près du parc. L’argument qui voudrait que la zone de parking de la rue Saint Maur-des-Fossés soit la solution idéale ne vaut pas pour tout le monde.

Permettez-moi de plaider avec force et vigueur pour une réelle évaluation du dispositif, et pour que celle-ci prenne compte de l’intérêt de tous les usagers. Je pense ici plus particulièrement aux travailleurs, aux étudiants, qui sont aussi les riverains de cette zone qui est, il faut le reconnaître, partiellement habitée.

Je vous remercie d’avoir pris en compte ces quelques éléments d’appréciation. Merci.

M.Destrebecq – Je vais essayer de prendre point par point les réflexions de Mme Marin, même si je dois, en toute honnêteté, vous dire que M.Wimlot était intervenu précédemment auprès du Collège pour sensibiliser celui-ci aux différentes réflexions qu’il soulève une nouvelle fois aujourd’hui.

En ce qui concerne le point 1, Madame Marin: City Parking délivre les cartes provisoires à partir du 30 juin 2011. Ces cartes sont valables jusqu’au 31 juillet 2011, le temps de préparer la carte officielle de riverain, ce qui laisse assez de temps à ses services pour réagir à l’affluence des citoyens. Il faut savoir aussi qu’il y aura une période de 15 jours d’avertissement début juillet, et puis fort probablement aussi une deuxième à destination de ceux qui sont partis en vacances et qui reviennent début septembre.

Point 2 : la carte riverain est délivrée après lecture et comparaison du certificat d’immatriculation du véhicule et de la carte d’identité. Il s’agit bien d’une lecture dans le cadre de la délivrance d’une carte de stationnement riverain. City Parking garantit en outre que les données à caractère personnel ne seront, en aucun cas, utilisées à d’autres fins.
Concernant le nombre de personnes, comme vous savez, nous avons des réunions régulières avec City Parking. Nous leur avons demandé d’être le plus vigilant possible, voire de renforcer le nombre de personnes afin de pouvoir délivrer ces cartes de manière rapide, donc que les riverains puissent en souffrir le moins possible.

Point 3 : la carte de stationnement riverain permet le stationnement dans l’ensemble de la zone. Je vais vous donner un cas d’exemple qui est, je le reconnais, tout à fait excessif. Je vous rappelle que le principe de couronne ceinturant la zone payante a été décidé par le Collège et a été proposé par le Conseil communal, discuté en commission spéciale de mobilité. La première couronne appelée « zone rouge » est une zone payante à courte durée. La deuxième couronne, qu’on peut appeler « zone bleue mixte », est gratuite deux heures. La troisième est gratuite et à durée illimitée, sachant qu’on ne veut pénaliser personne.

On veut simplement éviter le fait de ne pas s’en occuper, d’avoir des voitures ventouses du matin au soir et d’éviter l’anarchie. Si on ne s’occupe pas, dans un centre-ville comme le nôtre, de la gestion du parking, force est de constater, dès à présent, que cela ne peut pas fonctionner. Le parking, on doit absolument le gérer. C’est d’ailleurs pour cela que le Collège a souhaité multiplier les parkings gratuits afin qu’un maximum de personnes puissent en profiter, que ce soit des établissements du centre-ville, que ce soit l’administration, le commerce etc…. Cela, pour favoriser la tournante au niveau de ces emplacements et donc, de permettre aux clients d’accéder facilement aux commerces du centre-ville.

On parlait tout à l’heure du projet Boch. Je pense que tout le monde est d’accord pour dire que ce projet est indispensable, mais qu’il faut l’accompagner et le gérer. Ce que nous faisons aujourd’hui avec les travaux du centre-ville, ce que nous faisons aujourd’hui avec la gestion du parking, je pense que c’est déjà une preuve d’accompagnement de ce projet, pour ne pas laisser le centre-ville existant avec des voitures ventouses, avec des problématiques de parking, donc avec des clients potentiels qui n’auraient pas de places au centre, même si payant, voire à l’extérieur. D’où l’intérêt d’offrir plus d’emplacements de parking dans ces zones bleues mixtes, mais de redonner aux riverains des places chez eux.

L’exemple que je voulais vous donner : un citoyen qui ne trouve pas de place dans la rue Paul Pastur, peut aller se garer dans la rue Abelville ou la rue du Hocquet s’il ne trouve pas de place devant son habitation: la carte riverain est là. Je prends certes le cas extrême, c’est-à-dire que si vous ne trouvez pas de place dans la rue Rêve d’Or, vous pouvez en trouver une, par exemple, dans la rue Warocqué, c’est-à-dire juste celle qui se trouve à côté.

En ce qui concerne la prise en charge financière, elle est de 5 euros par an. Je viens de faire le calcul, c’est 0,013 euros par jour! Pour avoir un confort comme celui-là, représenté par le nombre de riverains qui nous ont sollicités pour pouvoir retrouver de la place dans leur rue, dans leur quartier, il y a un coût… Mais je pense que c’est à chacun d’entre nous d’accepter, de mesurer, d’objectiver un peu l’investissement par rapport au confort apporté, sachant que je me permets de vous rappeler que ce sont des zones bleues mixtes, c’est-à-dire des zones de gratuité.

Votre point 5, la portée de la signalisation routière ne s’arrête pas devant un garage, par conséquent, il est effectivement nécessaire de placer une carte riverain lorsqu’on est stationné devant son garage. De toute façon, celui qui a un garage, la meilleure chose à faire, c’est de pouvoir y garer sa voiture à l’intérieur, d’autant qu’en général, la largeur des accès est inférieure à la longueur d’un véhicule, donc automatiquement, vous ne pouvez que dépasser que d’un côté ou de l’autre. Toutefois, il faut savoir que le contrôle n’est pas effectué par City Parking qui n’est pas apte à constater ce type d’infraction.

Les enseignants qui occupent la voie publique de manière prolongée sont invités à stationner de préférence en dehors de la zone bleue. Il faut savoir que pour les enseignants, c’est vrai que dans le secondaire, il peut y avoir des périodes de une ou deux heures entrecoupées. Pour les cours du soir, l’exemple est très simple : si vous mettez votre disque à partir de 16 h, comme la tranche de contrôle est comprise entre 9 h et 18 h, vous mettez votre disque à 16 h et vous êtes parti jusqu’au lendemain 9 h! Pour les cours du soir, ça ne devrait donc pas poser de problèmes.

Le Collège, suite à l’interpellation de M.Wimlot, a pris la décision de ne pas revenir sur cette stratégie de développement de la gestion de parking en couronne, mais bien évidemment, de refaire une évaluation d’ici peu. Et ce n’est pas une exception, Madame Marin, puisqu’on l’a fait pour le carrefour du Drapeau Blanc, on l’a fait pour le rond-point, ce qu’on appelle maintenant la voie prioritaire au niveau de la place Maugrétout, afin de pouvoir, le cas échéant, en fonction des éléments qui nous reviendront, adapter cette mesure.

Des pistes ont déjà été mises sur la table, pour les commerçants par exemple, et le seront fort probablement dans les mois à venir. Je ne peux pas vous en donner aujourd’hui, ça ce fera le 18 septembre ou bien le 2 novembre. Mais ce sera dans un laps de temps correct et raisonnable pour qu’on puisse vous donner une réelle objectivité de la mesure.

Mme Marin – Vous signalez que concernant la distribution des cartes provisoires, vous l’avez effectué maintenant parce qu’il y a des vacances et des gens absents. Mais pourquoi n’avoir pas attendu le 1er septembre alors ? Malgré tout, un ménage qui a deux voitures, ce qui est courant actuellement, doit payer deux fois les 25 euros, du mois d’août jusqu’au mois de décembre, et puis de nouveau du mois de janvier jusque décembre 2012. C’est quand même assez fort ça.

M.Destrebecq – La première carte est à 5 euros, la deuxième est à 25 euros par an. Au niveau financier, il y a une convention qui existe, donc c’est au Collège à se positionner s’il souhaite revoir cet aspect-là. On pourrait imaginer qu’à partir du moment où une carte riverain est délivrée pour une période comme juillet-août, on ne paye que la moitié. Mais ce n’est pas à moi d’en décider, et sûrement pas ici aujourd’hui.

Mme Marin – Le commerçant qui désire aussi avoir une carte parce que c’est vrai que c’est pénible aussi pour eux, chaque fois sortir de leur commerce, changer la carte, changer de voiture de place. Si, parce que ce n’est valable que pour deux heures. Ils perdent des clients aussi. Ils le signalent, donc c’est vraiment nuire au commerce et aux commerçants.

M.Destrebecq – Je vous entends bien, Madame Marin. D’ailleurs, je vous assure que nous avons des réunions avec les commerçants tous les mois, mois et demi. On essaye, avec tous les moyens possibles, toujours sympathiques et polis, de leur faire comprendre qu’au lieu de se garer devant leur magasin, il est plus profitable d’aller se garer à l’extérieur que de laisser leur voiture garée. Encore une fois, je vous rappelle que la moyenne, c’est grosso modo entre 8 et 15 rotations par jour. Prenez le nombre d’emplacements de parking au centre-ville, multipliez-le par une moyenne de 10 ou 12, vous imaginerez facilement de cette façon le parc d’emplacements de parking qui existe aujourd’hui au centre-ville de La Louvière. On peut très bien décider, le Collège d’abord et le Conseil ensuite, de ne plus gérer le parking, de laisser ça en l’état, vous en verrez les conséquences. Aujourd’hui, je comprends la réflexion de M.Wimlot ainsi que la vôtre… ça peut poser des problèmes pour les enseignants qui vont devoir traverser la rue Paul Pastur pour aller se garer un peu plus loin, mais on pourrait décider de ne plus rien gérer. C’est une autre position à prendre. Personnellement, je reste persuadé et convaincu que la gestion du parking est une nécessité, c’est tout à fait indispensable si on veut encore avoir des gens qui viennent au centre-ville de La Louvière. L’objectif, c’est d’attirer le client, c’est lui donner la possibilité de trouver du parking facilement. Ce n’est pas du tout l’inverse.

Mme Marin – C’est justement l’inverse qui se passe. Il y a de moins en moins de clients. Ils partent ailleurs parce que justement, ils sont pénalisés, ils ont des amendes, donc ils ne reviennent plus dans ces quartiers où il y a les commerçants.

M.Destrebecq – J’entends bien votre démarche. Jusqu’à preuve du contraire – je pense que le Collège me suivra – je pense que le parking du centre-ville doit être géré. Cela veut dire que ce que nous avons mis en place, je pense qu’il faut le continuer. Je n’ai pas dit que ça ne pouvait pas être amélioré, évolué, bien évidemment. Comme je vous donnais l’exemple du carrefour Drapeau Blanc ou bien du rondpoint Maugrétout.

Mme Marin – Merci.

Mme Hanot – Vous évoquiez le fonctionnement en couronne et la rue Paul Pastur. J’entends bien qu’une évaluation va être faite, mais j’aimerais bien qu’on rappelle ce qui a motivé au départ le fait qu’entre la couronne zone bleue centre-ville et le parking de délestage Saint-Maur-des-Fossés, il y a quelques rues qui restent en accès libre, sauf la rue Paul Pastur qui est en zone bleue. En fait, la couronne est perméable.
Qu’est-ce qui a présidé au fait que pour une rue seulement, on a décrété que la rue Paul Pastur était en zone bleue et le reste pas ? Cela crée réellement une espèce de perméabilité entre la zone de délestage et le centre-ville zone bleue. Il y a une forme de perméabilité, ce qui fait que ça ne fonctionne pas.

M.Destrebecq – Très sincèrement, ce sont des considérations et des analyses qui ont été faites par les services. Les services l’ont motivé. Celui que je vois d’emblée, c’est la rue qui forme le lien entre d’une part, l’avenue Rêve d’Or et d’autre part, le parking Saint-Maur-des-Fossés qui est toujours vide puisque nous n’avons plus la chance de remplir le stade régulièrement. Il y a beaucoup de possibilités.

Mme Hanot – Actuellement, les zones qui restent libres font zones d’appel.

M.Destrebecq – Tout à fait.

Mme Hanot – Ce qui est un phénomène naturel. J’imagine que ça fera partie de l’évaluation aussi.

M.Destrebecq – Tout à fait. Il faut bien se rendre compte aussi qu’il y a pas mal de rues aussi où il y a beaucoup de garages. On donne peut-être l’impression de laisser beaucoup de places de parking, alors que c’est tout à fait l’inverse puisqu’on ne peut pas…, à part le riverain qui a sa carte et qui peut se garer, ou bien il n’a pas de carte et fait le choix de ne pas avoir de carte, parce qu’on ne peut pas obliger un riverain à acheter une carte. C’est peut-être un élément à préciser : il n’y a aucune obligation à acheter une carte pour sa voiture ou sa deuxième voiture. C’est un choix de vie, un choix de confort. Il faut se mettre à la place des riverains qui ne trouvent plus de place devant chez eux ou dans leur rue, ils font le choix d’avoir un confort supplémentaire, donc d’investir en effet 5 euros par an pour acheter une carte riverains pour pouvoir profiter de leur espace à proximité de chez eux. Je me permets d’insister sur le fait que tout ça sera évalué, et s’inscrit dans une philosophie qu’on vous a détaillée, expliquée lors de la commission spéciale de mobilité, et à bien d’autres moments également. Je n’ai pas été le seul. Je pense que Monsieur Leroy l’a fait fort probablement mieux que moi.

M.Gobert – Merci, Monsieur Destrebecq.

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