Contrôle des chômeurs : retour sur une polémique incompréhensible

Contrôle des chômeurs : retour sur une polémique incompréhensible

En tant que libéral, je suis un farouche défenseur des libertés individuelles et de la protection de la vie privée car sans ces éléments, il n’y a pas de démocratie. Les Gouvernements les plus extrêmes, qu’ils soient de gauche ou de droite, combattent ces principes qui minent leur autorité.

Force est de constater qu’en Belgique nous en sommes très loin. Tous nous avons le droit à la vie privée, à la liberté d’expression, à la liberté de conscience, etc.

Tous nous avons le droit de vivre comme nous l’entendons…pourvu que cela s’inscrive dans le respect des lois.

Pour ma part, la levée de l’obligation d’avertir les chômeurs qui feront l’objet d’un contrôle, ne me choque aucunement.

Lorsque l’on bénéficie du soutien de la collectivité, n’est-il pas normal de se plier à certaines obligations ? N’est-il pas normal d’être contrôlé quand au respect de ces obligations ?

Or, il me semble tout à fait inutile de mener des contrôles si ceux-ci sont organisés d’une manière telle qu’ils permettent aux fraudeurs de s’organiser pour éviter les sanctions.

En outre, quelques précisions me semblent utiles car le message véhiculé laisse à penser que les contrôleurs de l’Onem risquent de débarquer chez les chômeurs à tout heure du jour ou de la nuit en fracassant la porte pour s’assurer que celui-ci est en ordre.

C’est tout à fait faux. Tout d’abord ces contrôles n’auront lieu qu’en cas de sérieux soupçons d’abus, appuyés – par exemple – par la consommation d’eau et d’électricité. Il s’agit donc de contrôles ciblés et pas d’une règle générale.

Le contrôleur ne peut pas non plus forcer le passage. Il ne peut entrer que si la personne contrôlée l’y invite. Sans ce consentement, une intervention du juge d’instruction s’impose, sous peine de violation de domicile.

On est donc extrêmement loin de l’image l’État policier, voire de l’État arbitraire dont la gauche nous affuble.

Oui, il y a des règles et oui, nous voulons qu’elles soient respectées car il n’est pas acceptable que certains abusent de la collectivité.

En revanche, nous sommes et restons bel et bien dans un Etat de droit où chacun jouit de ses libertés individuelles. Qu’on cesse une fois pour toute de faire croire aux citoyens que leurs droits sont bafoués !

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