La fermeture de Carsid.

Posté le 29 mars 2012 à 7 h 23 min par Erica Commentaires fermés sur La fermeture de Carsid.

Communiqué de presse du Député fédéral Olivier DESTREBECQ,  29 mars 2012.

Ce jeudi 29 mars, Olivier DESTREBECQ a questionné la Ministre de l’Emploi en séance plénière de la Chambre, à propos de la fermeture de Carsid à Charleroi.

Certains éléments de ce dossier apparaissent interpellants, voire choquants aux yeux d’Olivier DESTREBECQ :

« J’observe qu’avant d’intervenir, le Gouvernement Wallon a attendu 40 mois ; et que maintenant qu’il daigne réagir, il est trop tard. Si des mesures immédiates avaient été prises, si le Gouvernement Wallon avait collaboré avec Duferco dès la mise au chômage des travailleurs de Carsid, il y a de cela plus de trois ans ; nous n’en serions sans doute pas là.

Mais le Gouvernement a opté pour délaisser Charleroi au profit de Liège, plutôt que de maintenir les deux villes sur le même pied. Charleroi et le Hainaut ont été une fois de plus ignorés par la Région Wallonne. Ce sont 3000 emplois qui sont menacés de manière directe ou indirecte. 3000 personnes et leurs familles sont mises en danger par la faute de cette politique discriminante.

En outre, les partenaires au sein du Gouvernement wallon apparaissent divisés. D’un côté, on entend le Ministre Marcourt s’étonner de la fermeture de l’usine mais affirmer qu’il a des contacts avec un repreneur potentiel. De l’autre côté, le Ministre Antoine avoue ne pas être surpris, vu la cessation des activités et les contacts infructueux de Monsieur Gozzi. Le Ministre du Budget wallon va même plus loin puisqu’il estime que les chances de trouver un repreneur sont « faibles à nulles ». Ces voix discordantes sont inquiétantes lorsque l’unité est plus que nécessaire.

Comme l’a d’ailleurs rappelé Charles Michel, il faut avant tout un front commun entre les partis politiques, aux cotés des syndicats, afin d’apporter des solutions concrètes pour le bien des travailleurs et de Charleroi.

C’est dans cette optique que j’ai appelé la Ministre à élaborer une politique d’emploi  spécifique aux anciens bassins sidérurgiques, en plus d’un plan d’urgence pour Carsid. Ces régions ont des problèmes et des spécificités communes ; il importe donc d’élaborer des solutions durables qui répondent à ces caractéristiques.

Enfin, lorsque je contemple le dossier Carsid et malheureusement son échec, je m’inquiète du sort réservé aux travailleurs d’Arcelor. Allons nous encore attendre 40 mois ? Attendrons nous encore qu’il soit trop tard  ou prendrons nous le problème à bras le corps afin d’y apporter des solutions rapidement ? »

Les commentaires sont clos.