Blocage au Parlement wallon: les tenants et aboutissants

Posté le 12 juin 2014 à 10 h 43 min par odestre Commentaires fermés sur Blocage au Parlement wallon: les tenants et aboutissants

Depuis deux jours, le Parlement wallon est paralysé ; les députés n’ayant pas encore pu prêter serment. La raison ? Un blocage au sein de la Commission de validation des élections.

Ce que certains estiment à tort être une prise d’otage des institutions par le MR n’est rien d’autre qu’un souci de protéger la démocratie et le choix des citoyens. Explications.

Le système actuel veut qu’en cas de litige sur la procédure électorale, celui-ci soit porté devant le Parlement wallon. Or une plainte a été déposée par le PTB-go sur la procédure de dépouillement et donc sur le résultat dans l’arrondissement de Charleroi.

D’après ce parti, les formes n’ont pas été respectées, des bulletins auraient été injustement annulés et le résultat serait tronqué. Ainsi, il lui manquerait 14 voix pour bénéficier d’un siège supplémentaire.

Ce mardi, 7 députés élus ont été tirés au sort pour composer la Commission de validation des élections, chargée notamment de statuer sur la demande du PTB-go. De ces députés, 3 se sont retirés car ils étaient issus de la circonscription de Charleroi.

La commission ne se composait plus que de 4 députés, respectivement 2 MR, 1 PP et 1 CDH.

C’est précisément là que le blocage survient puisque les 2  députés MR sont favorables à un recomptage des voix litigieuses, tandis que les autres membres de la Commission ne le sont pas.

Pour nous, il est clair que la démocratie doit être préservée à tout prix et qu’aucune ombre ne doit ternir ce scrutin. Le recomptage des voix représente un coût dérisoire eu égard à l’intérêt protégé.

Une évidence ? Oui….mais pas pour tout le monde. Certains préfèrent passer outre ces précautions pourtant aussi basiques qu’essentielles par crainte de perdre un élu.

Eu égard à ces considérations, j’estime particulièrement osé de nous accuser de prendre le Parlement en otage, quand nous ne faisons que protéger la transparence du processus et les normes qui l’organisent.

En outre, nous avions proposé de tirer au sort des suppléants afin de parer à un éventuel blocage, mais nous n’avons malheureusement pas été entendus.

Dès lors, avant de sermonner les autres, peut-être faudrait-il balayer devant sa porte !

Les commentaires sont clos.