Agriculture: Un point sur une situation préoccupante

Agriculture: Un point sur une situation préoccupante

Déjà mis à mal par la sécheresse de l’été, les agriculteurs connaissent à nouveau une crise des prix de certains de leurs produits dont, notamment le lait.

Il s’agit d’une situation engendrée par la disparition des quotas qui ont mené à une production illimitée et donc à une sur-offre importante par rapport à la demande qui – elle – n’est qu’en légère progression.

Au MR, nous sommes guidés par la philosophie libérale, mais certainement pas par le dogme ultra libéraliste. Nous savons que les problèmes ne se règlent pas toujours d’eux-mêmes et qu’il est parfois nécessaire que l’Etat et les pouvoirs publics dans leur ensemble, interviennent afin de mettre en place une régulation qui profite à tous.

Nous estimons que le système de la PAC tel qu’il est en vigueur actuellement ne répond plus suffisamment aux défis du monde agricole et qu’il convient de mettre en place plus de régulation afin de garantir des revenus équitables pour les agriculteurs.

En somme: le marché doit exister mais il doit être mieux balisé.

Je remarque au passage que l’on se complait souvent à critiquer la prétendue Europe ultra libérale mais je ne peux qu’observer que le poids des libéraux au Parlement européen et à la Commission est plus faible que celui des socialistes et des catholiques/humanistes. Comment dans ces conditions la région ne parvient-elle pas à se faire entendre ?

Ceci étant, il est un peu simpliste de recourir à l’argument « c’est la faute à l’Europe ».

D’autres responsables sont à pointer du doigt, à commencer par le Gouvernement wallon. En effet, j’apprends avec consternation que les primes liées aux aides européennes ne pourront être payées en temps et en heure, de sorte que les paiements devraient être en partie reportés à l‘année prochaine.

La colère, justifiée, du monde agricole est vive et cette nouvelle difficulté ne risque pas d’apaiser les tensions !

Il semblerait d’ailleurs que l’administration wallonne, qui s’était rendu compte qu’elle ne pourrait pas honorer le versement des primes,  ait tiré la sonnette d’alarme sans avoir été entendue par le Ministre de l’agriculture.

Il s’agit d’une véritable tuile qui affaiblit encore un peu plus nos exploitations dans un contexte déjà extrêmement défavorable. On sait que les agriculteurs tablent sur ces primes pour rembourser les emprunts, acheter semences et bêtes, payer les fermages. Ce report de l’échéance des paiements est une véritable catastrophe. C’est pourquoi, j’ai interpellé le Ministre afin de savoir s’il avait bel et bien connaissance et pourquoi il est demeuré passif.

Quand on sait que des exploitations risquent de mettre la clé sous la porte à cause de cette passivité, on se doit de réagir rapidement.

Le Ministre de l’agriculture se doit d’expliquer les mesures concrètes qu’il entend prendre pour palier à la défaillance de son administration !

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