Réaction du Député Olivier DESTREBECQ, indigné à la lecture de l’article de la FGTB.

Posté le 10 mars 2012 à 8 h 07 min par Erica Commentaires fermés sur Réaction du Député Olivier DESTREBECQ, indigné à la lecture de l’article de la FGTB.

Le 25 février 2012.

Olivier DESTREBECQ a pris acte des critiques émises par les étudiants FGTB et parues dans le journal du syndicat socialiste.

Le député a souhaité répliquer :

« Je n’ai jamais prétendu que les étudiants et les jeunes en général ne sont pas confrontés à des difficultés. Mais je persiste dans mon idée que les syndicats n’ont pas leur place au sein des universités et des hautes écoles.

Prenons l’exemple concret pris dans l’article : un jobiste de 15 ans ne reçoit que 70% du salaire légal. Force est de constater que plusieurs pistes s’offrent à lui, à commencer par une information du syndicat des travailleurs de l’entreprise. Dans ce cas, il est clair que le syndicat a un rôle primordial à jouer puisqu’il s’agit de combattre une irrégularité. Ce jobiste pourrait également informer l’inspection du travail de sa situation. Voilà deux solutions qui dispensent du recours à un syndicat étudiant.

Je remarque aussi que les étudiants FGTB n’hésitent pas à recourir à la fameuse théorie du complot. Alors certes cette théorie fait les choux gras d’Hollywood, mais le fait est que nous sommes dans un Etat de droit, où certaines règles et libertés existent et sont protégées. Par exemple, lorsque l’on parle d’une collusion entre la presse, les entreprises et le monde politique, il me semble que cela remet gravement en cause la déontologie journalistique. Contrairement à ce que certains semblent penser, dans notre pays, la presse est bel et bien libre ; libre de relater les faits marquants de notre société ; libre de dénoncer ce qu’elle estime juste de dénoncer.

Les étudiants FGTB n’hésitent pas non plus à se servir de caricatures et d’amalgames mensongers. A les en croire, le Mouvement Réformateur est un parti capitaliste destiné à la protection du système de spéculation. A les en croire, je me réjouirais presque de la crise économique. Si ces propos n’étaient pas aussi choquants, ils seraient risibles.

Je suis libéral, c’est vrai et je le revendique car c’est une fierté. Je suis fier des idées véhiculées par le libéralisme car le libéralisme est intrinsèquement social. Son but est l’émancipation de chacun ; chacun doit pouvoir être libre et maître de son destin. Il faut donc que l’économie soit au service de chacun et non pas l’inverse. A ce titre, je m’insurge contre cette idée selon laquelle les partis libéraux protègent envers et contre tout le système capitaliste.

Il n’y a tout simplement rien de plus faux. Le capitalisme, c’est l’antithèse du libéralisme. Le capitalisme se base sur une fiction financière, alors que le libéralisme prône un système financier basé sur l’économie réelle. Je condamne avec véhémence l’attitude des banques qui ont joué au casino avec l’argent de leurs clients. Une banque doit servir à soutenir les individus et les entreprises ; une banque doit servir l’activité économique et non pas le portefeuille de quelques traders.

Alors non, ni mon parti, le Mouvement Réformateur, ni moi, ne prônons la « défense du Capital ». Je mets d’ailleurs quiconque au défi de trouver un texte, une déclaration, dans laquelle je défendrais les responsables de la crise ou les dérives du système financier. La seule culture que je prône est celle du travail et du vivre ensemble.

Il apparaît donc que la confusion réalisée entre Capitalisme et Libéralisme résulte de l’ignorance des étudiants FGTB et de leur manque d’information. Aussi, je les invite à prendre connaissance des divers textes fondateurs du libéralisme, du MR, ainsi que du programme du Mouvement. Je ne doute pas que la lecture de ces textes les enrichira et contribuera à modérer leurs propos à l’avenir.

Ayant décidément tous les défauts, on m’accuse même de vouloir baisser les salaires. Là, on frise le ridicule ! La revalorisation du travail pour les emplois à faibles et moyens revenus est un des cheval de bataille du MR depuis fort longtemps. Au cours de la confection du budget, le MR a d’ailleurs obtenu que la tranche exemptée d’impôts soit étendue ; de sorte qu’à partir de 2013, le salaire net des travailleurs augmentera progressivement de plusieurs centaines d’euros. De plus, si le réajustement budgétaire a pris autant de temps, c’est justement parce que le Gouvernement, libéraux en tête, ont tout mis en œuvre pour épargner le pouvoir d’achat et pour éviter que la pression sur la fiscalité du travaille ne s’accroisse.

Dès lors, lorsque l’on se permet de rédiger des articles dans des journaux, je crois que l’on ferait bien de s’informer un minimum de ce qu’il se passe autour de soi.

Enfin, je dois malheureusement constater que j’ai raison sur la culture syndicale. Dans leur article, les étudiants FGTB corroborent d’ailleurs mes propos puisqu’ils contemplent mai 68 avec émerveillement. Leur seule visée serait donc de mettre le système à terre ; c’est regrettable. Ce n’est ni plus ni moins qu’un programme anarchiste, sans aucun projet d’avenir.

Au contraire, je pense qu’en Belgique nous disposons d’éléments importants qu’il faut renforcer : nos droits et libertés, notre sécurité sociale ; autant d’éléments qui protègent le citoyen et lui assure un certain niveau de vie. Il y a lieu de renforcer notre système, tout en corrigeant ses erreurs. Nous devons offrir aux citoyens des perspectives d’avenir, nous devons lui permettre de s’émanciper.

Pour cela, un maître mot s’impose : la confiance. Comme je l’ai rappelé à la tribune de la Chambre, la crise que nous traversons est avant tout une crise de confiance. Un enjeu majeur est donc la relance de cette confiance. On ne pourra relancer la dynamique économique que si chacun, partenaires sociaux inclus, témoigne d’une confiance réciproque.

Mais l’attitude des syndicats, par la multiplicité des grèves sauvages, par la mise en place de piquets de grève bloquants, ne facilite pas la tâche. Plus que jamais, nous devons donner une image positive et dynamique de la Wallonie ; j’aimerais donc que les syndicats en prennent conscience et se responsabilisent en conséquence ».

Et olivier DESTREBECQ de conclure : « Pour toute information complémentaire sur les origines, les visées du libéralisme et sur le programme du Mouvement Réformateur, je me tiens à la disposition des étudiants FGTB qui ne disposent visiblement que d’informations parcellaires et biaisées ».

 

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